Marsu Factory 2

Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 21:25

 

Ça c’est une course atypique : 46 km annoncés pour 2 000 m de D+, et le sommet, du nom de la course,  à 3 035 m d’altitude !

10 jours avant, on m’apprend que pour le départ, nous serons équipés  d’un mousqueton et d’ une corde pour passer certains passages « délicats ». Gloups !  

Un peu inquiet par les tours que peuvent me jouer mon vertige, je prends contact avec l’organisation afin d’en savoir plus.

Là, on me dit carrément de ne pas y participer si j’ai le vertige…  Ça, c’est dit !

Durant la semaine précédente, je cherche des photos sur ces fameux passages, des infos sur des blogs de personnes ayant fait la course, bref, j’essaye de me rassurer.

Puis, je décide de m’aligner sur le départ et s’il le faut, je rebrousserai chemin si je ne peux vraiment pas passer mais au moins, j’aurais essayé.P1010778.JPG

Arrivé la veille du départ pour dormir dans un camping, le groupe ( composé de Lolo, Noisette, Coachette, Jean-Marc, Pat’, Cyril de Toulouse et Pablo) tergiverse sur la distance et le dénivelé, tandis que pour moi (et Noisette), une seule chose me préoccupe, les fameux passages !

Mais une autre nouvelle dans la semaine nous a tous contrarié, c’est l’absence de Momo, inscrit sur la course, mais dont l’état de santé de son frère malade, prédit le pire pour le week-end.  

C’est donc avec une pensée pour lui et sa famille que nous sommes sur la ligne du départ, en ce 23 juillet à Cauterets.

7h30, c’est parti.

Les premiers kilomètres montent déjà mais nous sommes sur la route, et gardons une allure correcte.

Jusqu’au Pont d’Espagne, nous pouvons courir, à allure de plus en plus modérée.

Puis, nous attaquons les choses sérieuses. Nous débutons une longue montée à travers la forêt, mais sur laquelle certains passages permettent encore de courir, de doubler (ou se faire doubler).

Puis le Lac de Gaube. Les paysages sont magnifiques, il y a de la brume, il fait très frais mais les efforts nous réchauffent !

Je suis avec Cyril, nous surveillons le chrono, il faut arriver au refuge des Oulettes avant les 3 heures, limite de la barrière horaire.

P1010805.JPGPetit à petit la brume se dissipe, le soleil fait son apparition puis soudain, jaillit devant nous, le Petit Vignemale, avec à ses cotés, Pique Longue, et la Pointe Chaussengue. A leur pied, le glacier des Oulettes nous rappelle l’altitude  à laquelle nous sommes !

C’est superbe.

Nous arrivons au refuge en 2h30. La barrière horaire franchie, plus de stress sur le chrono.

Nous attaquons la montée vers la Hourquette d’Ossoue, et les pentes sont raides, caillouteuses.

On aperçoit les coureurs qui montent  sur la crête du Petit Vignemale jusqu'à son sommet. La descente se fera par le même endroit.

Mais les côtes se raidissent de plus en plus, l’effort est plus violent et avec l’altitude, le rythme décroit considérablement.

Sur la dernière montée jusqu’au sommet, la plus difficile, je croise Nath’ puis Pablo qui descendent.

Les pentes ne sont que cailloux que glissent sous les pieds, c’est un paysage aride dans lequel nous évoluons.

Je commence à grandement peiner, le sommet me parait inaccessible !

J’arrive au sommet en 4h30 ! Je suis complètement cuit !!! Voilà, j’y suis à ces fameux 3 035 m !!!

Le paysage est somptueux : d’un coté (d’où nous arrivons,) une mer de nuages avec les cimes des montagnes qui sont dégagées. On peut même apercevoir le Pic de Midi d’Ossau et de l’autre coté, c’est complètement dégagé et c’est le Cirque de Gavarnie qui s’offre à nos yeux !IMGP8709.JPG

J’en ai les frissons … 

Mais il faut déjà redescendre, la course continue et l’altitude me donne mal à la tête. 

Un hélicoptère passe à 20 mètres au dessus de nos têtes, pour foncer sur le refuge de Baysselance, où il y a le prochain ravitaillement en eau. C’est impressionnant.

Arrivé au refuge, après une descente qui m’a paru une éternité, j’aperçois au loin le fameux passage délicat, qui monte vers le col de Labas.

Je vois une corde qui longe un sentier au bord d’une falaise. Cela me parait faisable avec mon vertige, je verrais bien sur place…

Après la traversée d’un névé, m’y voici !

Là, un guide de haute montagne accroche ma corde et mon mousqueton autour de la taille, puis accroche le mousqueton à la corde qui longe le sentier.

Je sens que ça va être un grand moment !!!   

Je pars en regardant devant moi, surtout pas sur le coté où la falaise tombe.

Tout va bien, des petits hauts de cœur lorsque je dois enlever le mousqueton pour le passer aux cordes suivantes.

P1010818.JPGAu bout de presque 1 kilomètre, j’arrive au bout de mes souffrances, j’enlève le mousqueton pour la dernière fois. Ouf, ça c’est fait !

Puis après une rude descente de pierrée, on arrive sur un immense névé qu’il faut descendre sur les fesses.

Drôle de sensations, fesses gelées après la glissade !

Puis le lac d’Estom ! Le parcours devient plus « roulant », et enfin de la terre orne les sentiers.

Je croise Arnaud Bégay, le photographe du WET Pyrénées. Nous marchons ensemble quelques mètres afin de discuter, blaguer un peu.

 Ça fait plaisir de se revoir et ça me fait du bien de croiser un visage sympathique, du coup, ça me rebooste, car la fatigue devient pesante. J’arrive sur 6h30 de course ….

Après le lac d’Estom, le parcours est vraiment roulant même si technique, et là, j’essaye de rattraper un peu le retard prit depuis l’ascension du Vignemale.

Je me sens pousser des ailes, je fonce, je croise pas mal de randonneurs qui m’encourage, applaudisse, ça fait un bien fou !

Je redouble quelques coureurs et j’arrive au dernier ravito, à la Fruitière.  Je sais que c’est la dernière descente.  Encore une bonne heure et ce sera bon.

Content malgré la fatigue, je continue à courir, les jambes raides, le dos en vrac, les chevilles se tordant dans tous les sens, les yeux rivés sur le chrono. Je crois que je vais faire les 8 h 00 de course, comme j’avais calculé.IMGP8730.JPG

Après une descente dans la forêt, j’aperçois la route, en contrebas… J’y suis presque, je sais qu’une fois en bas, il restera 2 km de bitume jusqu'à l’arrivée. 

Je suis heureux, je vais y arriver, je vais boucler cette course ... J'ai une pensée pour Momo ...

Je franchis le panneau Cauterets, les gens applaudissent, l’arche d’arrivée est devant moi.

C’est fait, je la franchis en 8h10, pour 38 km environ ! 

Après avoir bu, je reste quelques minutes à tourner en rond, complètement hagard, dans un état second, que je ne connaissais pas. Je me sens tout bizarre, comme « shooté ».

Il me faudra presque 15 minutes avant de vraiment « redescendre ». Je suis heureux !

C’est ma première grosse course de haute montagne, c’était dur, très dur, mais je ressens déjà la satisfaction de l’avoir fait et l’envie d’y retourner.

En même temps, je me dit que je n’ai fait "que" la moitié du GRP.

Et je dois déjà tirer une leçon : les difficultés éprouvées lors de la montée sont certainement dues au fait que je me suis mal alimenté.

Je ne me suis pas vraiment arrêté pour manger tout ce que j’avais prévu. J’aurais du me forcer…Je l'ai payé.

Après s’être tous réunis, douchés et avoir manger, nous repartons directement sur Bordeaux.

Dans la voiture, je repense à ma course, et je sens qu’une partie de moi est encore là-haut, sur les sentiers, les côtes, le sommet.

Je me rends compte combien le GRP sera difficile dans un mois, mais je sens aussi monter la hâte d’y être.

Je sais maintenant quelle incroyable aventure je vivrais, avec toutes ces émotions que j’ai palpé aujourd’hui…

 

Reportage photo d'Arnaud Bégay  ( Merci Arnaud ) .  Son site  ICI

 

 

 

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Lundi 18 juillet 2011 1 18 /07 /Juil /2011 22:08

 

Les entrainements de montagnes vont bon trains en ce mois de Juillet.

Tout d’abord avec la course des Crêtes d’Espelette début Juillet (26km), une semaine après le Lheris, où la chaleur m’a anéantie !

Après 19 km en compagnie de Pablo, je baisse les armes à cause des températures presque caniculaires.

Nausées, maux de ventre et tête qui tourne m’accompagneront jusqu’à la fin de la course.Espelette2.JPG

C’est la première fois où l’abandon m’a effleuré l’esprit ! Tant bien que mal je termine quand même en 3h28, 15 minutes de plus que l’année dernière. 

J’en suis sûr maintenant, je ne supporte vraiment pas de courir sous la chaleur (mais je crois que je le savais déjà)  !!!

Dommage car j’étais bien au sommet du Mondarain, j’avais les jambes et en avance sur mon chrono.

L’enchainement des courses presque tous les week-ends se fait cruellement sentir. La fatigue est bien présente même si je trouve que je récupère aussi vite.

Mais le plaisir fut le même le soir pour la grande fête où 3 500 personnes s’agitent sur les tables à faire tourner les serviettes vertes et rouges.

Après Espelette, le week-end du 14 juillet fût bien remplit aussi.

Tout d’abord, le 14 avait lieu le Trail de Bourg-sur-Gironde, où je préfère m’aligner sur le 14 km au lieu du 29.

Un parcours au milieu des coteaux de vignobles. Un combat s’est mené entre Patrice, Pablo et moi.

Tout le long du parcours j’avais Patrice dans le viseur, et Fred alias Pablo, dans le rétro.

Finalement, je termine avec Patrice, main dans la main, en 1h05 et Pablo nous suit de quelques petites minutes ! Une belle course où la compétition était au rdv.

Le lendemain, départ pour les Pyrénées (Haaa…) avec 3 jours de rando au programme dans le massif du Néouvielle.

A notre arrivée au gîte, on sDSCN0482.JPG’attaque de suite au Pibeste : 19 km, 1 100 m D+.

Christian et Yannick, moins entrainés que nous, suivent comme des bêtes et c’est en cœur que nous gravissons le sommet. La descente, je la ferais avec Lolo et Momo, à toute trombe.

Le lendemain, direction le Turon du Néouvielle : 25 km, 1 500 D+

Le terrain est plus caillouteux, le dénivelé plus lent et le Pibeste a laissé des traces à Christian et Yannick. Au fur et à mesure, la fatigue se montre sur certains visages et le Turon parait encore loin. Les cartes ne suffisent pas à trouver le parcours correctement, on perd du temps.

Après la pause casse-croute, nous décidons de redescendre, sinon il sera tard pour le retour au Gîte.

Lolo et Momo, un peu déçu se résignent aussi à redescendre, on remet pour une autre fois l’ascension au Turon.

La ballade est superbe, le ciel dégagé, les Pyrénées sont magnifiques !DSCN0514.JPG

Arrivés aux voitures, Cyril de Toulouse, Lolo et moi, décidons de descendre en courant jusqu’à Barège. Le reste de la troupe nous y rejoindra en voiture. Un pur régal pour se dégourdir les jambes après la rando !

Le soir, nous fêtons l’anniversaire de Sandrine, notre Noisette, au gîte puis au dodo afin de récupérer pour la rando du lendemain sur le lac Bleu.

Mais le lendemain, le temps n’est pas de la partie. La pluie n’a ce ssé de tomber toute la nuit et nous décidons de partir sur Cauterets pour faire une rando au col de Riou.

Le groupe se scinde en deux, les adeptes des bains (Les thermes de Cauterets) et les adeptes d’une rando-course sous la pluie vers le col de Riou.

Je choisi les Thermes avec Christian, Pablo, Sandrine et Estelle, la copine de Cyril. Hammam, bains bouillonnants extérieurs, jets massants : Un pur régal !!!

Vers 13h00, nous retrouvons le reste du groupe, ravi de leur périple (humide) et déjeunons en compagnie de Christine et Guy, en vacances sur Cauterets.

Nous reprenons la route vers Bordeaux, ravis de ce week-end, et en pensant au suivant, où nous serons ici même, à Cauterets, pour la course du Petit Vignemale.

 

IMGP8602-copie-1.JPG


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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 21:01

 

En cette fin juin, me voici parti en compagnie de Pablo et Sandrine, alias Noisette, sur les routes Pyrénéennes.

Premier objectif, le trail du casque du Lheris, le samedi 25 juin, et rando le lendemain du Tourmalet pour le Pic du Midi, pour un petite reconnaissance de ce qui nous attend au GRP.

Nous partons le vendredi soir en direction de Campan, à coté de Bagnères de Bigorre,  où nous sommes accueillis chez une amie de Noisette.IMGP8483.JPG

Samedi matin : nous voici frais comme des gardons et remplis de bonne humeur pour aborder ce trail qui parait costaud, 1500m D+ sur 20 km. Musique techno a fond dans la voiture, af in de nous mettre d’entrain. Le temps est  superbe, chaleur annoncée !

8h30 : le départ est donné. Nous grimpons de suite et les choses sérieuses sont déjà là, pas le temps de s’échauffer !

Nous restons ensemble avec Pablo, tandis que Sandrine fait la course avec Nicole, une compagne de course lors du WET Pyrénées.

Ça grimpe fort très rapidement et la chaleur n’aide pas. Mais je sens que j’ai les jambes repondent, tout va bien.

Au 10 km, Pablo me lâche sur la dernière cote (raide) qui mène au sommet du Lheris. Il a explosé après une descente où il a lâché les chevaux (trop tôt ?), il le paye très vite.

Les paysages sont superbes, les Pyrénées s’offrent a nous !

Je continue seul et j’accIMGP8487.JPGélère sur les descentes. J’ai de très bonnes sensations et prends un réel plaisir.

Descente sur Campan, je franchis la ligne d’arrivée en 3h28 et 56’

Pablo me suit 10 minutes après et Noisette 15 minutes après lui.

Nous sommes ravis et heureux de cette course difficile, d’un niveau au dessus.

Nous rentrons chez l’amie de Sandrine et après la douche et le repas, nous partons à Tarbes pour une séance « soldes » .


Dimanche : debout 6h00 pour départ vers le Tourmalet.

Mes jambes sont bien malgré la course de la veille et c’est plein d’entrain que nous partons randonner sur les pentes du Pic du Midi.

Le Tourmalet franchit, nous nous garons et partons vers notre « Graal », il est dressé devant nous, et nous imaginons déjà ce que nous y vivrons fin Août pour le GRP !

La ballade est superbe, nous passons le lac d’Oncet, et empruntons la montée que nous descendrons pour le GRP.

Nous croisons d’autres traileurs venus aussi en reco du GRP mais eux, ce sera l’Ultra (160 km).

Puis vient le dernier col où les fameux lamas sont là.

La dernière montée est raide, les randonneurs s’arrêtent le long du chemin tandis que nous prenons une allure de prépa, et fonçons vers le sommet !

Nous y voici, 2678 m d’altitude !!! C’est GRANDIOSE !!!

P6260038-copie-1.JPG

Le ciel est complètement dégagé, tous les sommets sont devant nous.

On repère le Petit Vignemale, sommet que nous franchirons lors de la course du mois du Juillet, le cirque de Gavarnie, on aperçoit aussi le Pic de Midi D’Ossau. Bref, une réelle splendeur !

On profite un max car il est sur que nous n’aurons pas le même œil, fin août, quand nous arriverons là après 40 km de course (et encore 40 à faire !).

Après une pause casse-croute, vient  la redescente, et là, on repart en courant, en s’imaginant  que nous sommes au GRP. Les chevaux sont lâchés, on se fait plaisir !

Heureux d’arrivés en bas après 5 heures de ballade,  nous nous projetons sur les sensations que l’on aura sur cette descente, fin août.

Nous reprenons la route, content de ce week-end passé tous les 3 ensemble, avec en tout 2 500 m de D+ sur les 2 jours, et des kilomètres de bonheur.

 

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Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 22:28

  WET

 

Voilà un concept de course fort intéressant : Un week-end à St Pé de Bigorre dans les Pyrénées, consacré au trail, en 3 courses (un prologue de 21 km, une nocturne de 10.5 km, et une spéciale de 24 km), sur 2 jours, avec une nuit en bivouac.

On ne se soucie que de courir, les organisateurs s’occupent du reste (transport du bivouac, repas, etc.)

Initialement partant pour y participer en duo, j’ai décidé 2 semaines avant, de vivre l’aventure en solo, de faire donc toutes les étapes, malgré une préparation plus que moyenne et une motivation toujours pas revenue au beau fixe.

Mais c’est une bonne étape dans ma préparation pour le GRP.

Samedi 11 juin, 6h00 : Christian et moi rejoignons le reste de la troupe au Club House du Burck.

Les protagonistes : Coachette  Nath’, Sandrine, Nathalie M, Catherine qui fera la rando avec Christian,  et Pablo. 

A peine retrouvés que l’on commence déjà à s’agiter, à se chamailler, bref le ton est donné, on va s’éclater !

 DSC00615

Arrivés à St Pé, nous récupérons vite les dossards, chargeons les sacs, bivouac dans le camion prévu à cet effet, et nous préparons pour le départ du prologue. 

Julien Jorro, de la Team LAFUMA est présent, il participe aux 3 courses. 


Le stress m’envahie un peu, je ne me sens pas prêt physiquement à avaler ses 56 km durant le week-end. Je ne sais trop comment je vais gérer tout ça.

   

9H30 : le Prologue : Echauffement collectif rythmé sous la baguette d’un coach ! 

Le départ est donné. Une centaine de coureurs s’élance en direction de Viger, à 21 km de là, après 900m de D+.  

Je pars tranquille, je veux me préserver un max sans savoir si mes jambes auront beaucoup de répondant après la Pastourelle, et le peu de prépa pour ce week-end. 

Pablo m’accompagne, il attend Sandrine, avec qui il fait le week-end en Duo, même s’il veut participer aux 3 courses.

Au bout de quelques kilomètres, nous sommes tous les 3, et je commence, dès les premières difficultés, à avoir du mal.

Aie, les sensations ne sont pas terribles, je sens déjà la fatigue, et ce n’est que le début !

Les douleurs derrière la cuisse droite sont encore présentes, va falloir faire avec.

Au 10ème, Pablo et Sandrine, me motivent en voyant la peine que j’ai à avancer.

Je m’accroche à eux, qui aimeraient faire un podium, comme l’année dernière sur ce même challenge.

Sandrine, mène le rythme (soutenu pour moi). Aux derniers kilomètres, je les vois filer et je décide de finir tranquillement, il reste encore deux courses à assurer…

Finalement, je termine la première étape en 2h34’. Je suis cuit !

Heureusement que Pablo et Sandrine m’ont poussé jusqu’au 19ème km, un grand merci à eux .

Le repos va s’imposer dans l’après midi, après le montage des tentes,  afin d’être mieux sur la nocturne.

Comme je le prévoyais, je me rends compte que je ne suis pas prêt physiquement pour viser un chrono sur le week-end, ce sera donc «  à la cool » que je vais gérer les courses restantes.DSC00655

Après le déjeuner rythmé par une ambiance très joyeuse, nous essayons de faire une petite sieste.

Impossible. Le bruit des voisins, l’excitation, les animations sur le campement , et l’attente du départ de la rando, font que personne ne dort, donc on passe le temps a discuter avec les gens, regarder les temps de chacun qui sont affichés pendant que d’autres affûtent leurs plans pour un podium ( N’est ce pas Pablo ? ).

15h30 La rando est en route. Christian, Catherine et le groupe de randonneurs sont accompagnés d’un guide forestier qui leur donnera des informations sur l’environnement magnifique dans lequel nous sommes !

16h30, je profite de la présence d’une kiné-ostéo pour me faire manipuler.

Verdict, une vertèbre légèrement déplacée, et encore et toujours le sacrum coincé. Clic-Clac, tout est remit en place ! Ça ira peut-être mieux avec ça !

17h00, Stretching collectif. Et là, quelle rigolade ! Sandrine gardera un souvenir mémorable de « moi et ma souplesse légendaire ».

17h45, petites emplettes sur le campement où des artisans locaux sont venus installer des stands.DSC00643

Fromages, gâteaux à la broche, boudins et tee-shirt du week-end rempliront un peu plus le coffre pour le retour.

18h30, retour des randonneurs ravis de leur ballade de 10 km.

19h00, Pasta party accompagnée de chants locaux de la part des bénévoles ! Sympas les bénévoles . 

Une fois finie, on rentre aux tentes pour se préparer pour la nocturne.

22h30 Echauffements collectifs sous les frontales, puis départ pour la boucle de 10km.

Je me sens mieux que le matin, mais je décide de toute façon de courir tranquillement, de profiter un maximum, de prendre du plaisir.

DSC00689La montée au Béout est magnifique, sous les flambeaux plantés pour nous guider.

On croise un violoncelliste accompagné d’une personne déguisée en « carnaval de Venise », un drôle d’effet, c’est superbe !

Au bout de la montée, au ravito, une vue imprenable sur Lourdes, toute illuminée. Magnifique !

Puis le retour, où après m’être égaré sur une centaine de mètres, après aussi un bon vol plané en pleine descente, je termine la course en 1h19.

Je suis content, j’ai pris mon temps mais j’ai pris un pied énorme. Les bonnes sensations sont revenues, rien à voir avec le matin.

Après la soupe, on se précipite au dodo, après s‘être vite rincé avec quelques lingettes, les douches se sera au retour demain ! (à la guerre comme à la guerre)

Dimanche 12 juin , 06h00.

Debout aux aurores pour le petit dej’ vite avalé. Il nous faut remballer le bivouac avant le départ due la Spéciale.

Un air de fin de vacances se fait sentir même si tous les esprits sont déjà sur le plus gros morceau du week-end à venir, les 24 km avec 1 500 m D+ .

Les jambes ne sont pas trop dures, il faut dire que je n’ai pas beaucoup forcé non plus.

09h00 , échauffement collectif puis départ de la Spéciale  ! ( retour à St Pé de Bigorre)

Je pars tranquillement,  je sais que le plus dur est devant et je décide de faire cette spéciale en sortie longue.

Petit à petit, les kilomètres avançant, les montées se font de plus en plus raides.

Puis, le gros du morceau, la montée sur « le Pladi » à 1200 m, elle est longue, il fait chaud, bref,  c’est dur, mais le paysage est somptueux. J’en profite, je prends mon temps. Je discute aussi avec les bénévoles que je croise , qui ont été d’une extrême gentillesse tout au long du week-end. 

En chemin, je recroise aussi Arnaud Begay, photographe professionel qui couvre le week-end. ( Son site ICI ).

Puis la descente, à travers la foret, où la boue se rappelle à notre bon souvenir.

Et malgré la fatigue, je me sens de mieux en mieux, heureux d’être là !

Enfin l’arrivée se profile. Je sais que je suis en queue de peloton, mais heureux d’avoir fini ces courses, et du pied que j’ai pris sur les deux dernières.DSC00651

J’entends les gens secouer les cloches, ça y est, je vois l’arche d’arrivée : c’est fini.

Je boucle la Spéciale en 4h17’.

Nous attendons Sandrine, qui termine aussi la Spéciale en « free lance ». Elle peut être fiè re d’elle ! Elle aura assurée un max sur tout le week-end ! Tout comme Pablo qui finit sur la Spéciale avec un superbe chrono !  Suis impressionné par leur perf’.

Nous filons aux douches ( haaa, le bonheur ! ) puis allons au déjeuner, dans le centre ville, pour la remise des prix .

Julien Jorro gagne sur le week-end. Nath’ finie deuxième féminine !

C’est le cœur lourd que nous reprenons la route, très fatigués mais tous heureux, le sourire aux lèvres et des souvenirs plein la tête.

En tout, j’aurais mis 8h11’ sur les 3 courses, 55 km, 2500 m  D+.

C’est très loin d’un résultat honorable mais je suis content.

Ce week-end m’a reboosté, remotivé pour les trails à venir, et surtout pour le GRP ! 

Merci « Week-end Trail » !!!!

 

DSC00636

 

Le reste des photos ICI

Les photos de Arnaud Begay ICI

 


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Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 22:48

 

Après Cheverny, les vacances s’imposaient !

C’est donc en Slovénie que nous passons une semaine de repos, en visitant quelques contrées de ce petit pays.

Paysages très verts, gens charmants, calme, sérénité  bref ça ressource.

Quelques photos ici.

De retour,  les objectifs sont maintenant sur les trails. Le GRP arrive à grand pas, fin Août.

Et la prochaine course est la Pastourelle fin mai, dans le Cantal, un trail de 32 km avec 1200m D+.

Les entrainements après cette coupure sont difficiles, l’envie n’est pas très présente, et je sens encore la fatigue du marathon (saturation ?).

Les quelques sorties à Bouliac n’ont pas été très concluantes, et les entrainements au stade faits avec nonchalances.

Je sens que la motivation n’y est pas.P5280883.JPG

Nous voici donc sur le départ de la Pastourelle.

Pas très convaincu de ce que je vais pouvoir faire comme résultat sur ce trail, nous partons une grosse vingtaine de crewers Adidas, dans une ambiance digne d’Espelette !

Je ressens toujours quelques douleurs derrière la cuisse gauche malgré des mois de kiné et d’osteo depuis février.

 

Vendredi 28 mai au soir, nous arrivons donc au gîte avec Nath et Christian alors que  plusieurs crewers sont déjà là, après 3 heures de route.

 

Nous nous installons, et au lit dans une ambiance de colonie de vacances ( pour changer ! )

Samedi matin,  départ pour les randonneurs donc Christian fait parti.

La rando emprunte le même parcours la course, donc même distance.

Après les randonneurs, départ  des vététistes dont Nath’, Pablo, Pascale, et Gégé font partis !

Puis vient les coureurs en début d’après-midi ( enfin ! ).

La course se passe plus ou moins bien, au vu de la prépap que j’ai .

Il fait chaud, et j’éprouve quelques difficultés alors je décide de ne pas trop forcer.

Je n’ais pas d’objectifs, donc pas de pression, ce sera une course de remise en jambes sur du dénivelé.

Je clôture la course en 4h12 .

Christian est là à l’arrivée et à ma grande surprise, il a fait les 32 km de randonnée !

C’est lui qui aura brillé de nous deux ce week-end, par son parcours, sans entrainement.

Le soir, grosse soirée avec Paquito, danses, et bien sur, on finit sur les bancs avec les serviettes en se brisant les cordes vocales.

Le lendemain, après un repas frugal avec nos victuailles, nous reprenons la route avec plein de fatigue mais encore de beaux souvenirs dans la boite ! 


P1000751.JPG

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