Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 21:27

 

Nous voici le week-end du 15 Août, et les valises sont prêtes pour partir 3 jours au Refuge du Bastan avec Laurent, Fred, Sandrine, Cyril de Toulouse et son Estelle.

Objectif : faire du dénivelé, reconnaître des parties du GRP, évaluer les efforts à fournir pour mieux gérer la longueur de la course. 

Vendredi 12 Août, arrivés en fin d’après midi sur le parking du col de Portet, au dessus de Veille-Aure, nous prenons le sentier du refuge armés de nos lourds sacs à dos.DSC00869.JPG

Nous sommes déjà sur le parcours et mon cœur bat la chamade en m’imaginant au même endroit dans 2 semaines.

Parvenus au refuge en 1h30, le dos en compote, on s’installe et nous affairons sur les cartes afin de finaliser le parcours du lendemain.

Le week-end va se découper en 1 grande rando-course le samedi, une rando de recup’ le dimanche, et une petite rando-course le lundi.

Le refuge est sympa, les chambres ( 2 de 8 personnes ) se trouvent au dessus de la salle à manger, la douche est à l’extérieur ( eau froide s’il vous plait, 10 ° maxi ! ).

Après un repas frugal (spaghettis carbonara aux cèpes), tout le monde se met au lit pour être en forme demain.

Pour ma part, la nuit fut longue car le sommeil ne voulait pas venir, mon esprit ensorcelé par ce GRP !

Samedi matin, 8h00, nous partons tous ensembles vers le col de Bastanet.

Là, Pablo, Sandrine et Estelle feront une boucle sur le pic de Bastan, Lolo, Momo, Cyril et moi partons vers le col de Sencours, si le temps le permet (objectif ambitieux).

Lolo et Momo filent devant, je reste avec Cyril, sur une allure plus modérée.

Nous décidons qu’au bout de 4h00, nous ferons demi-tour car le dénivelé sera plus important en revenant.

Nous empruntons exactement le même parcours que le GRP, en suivant le GR10.

 C’est superbe, des lacs, des vues splendides, de grandes vallées, bref, un pur régal.DSC00887.JPG

Après Artigues, proche du Col de Sencours, nous retrouvons Lolo et Momo.

Du coup, on décide de rester avec eux, et de faire la boucle jusqu’à Tournaboup, puis le col de Barège, pour revenir au refuge en passant près du lac de l’Oulle.

La pluie nous accompagnera une partie du retour.

De retour vers 19h00 au refuge, nous retrouvons le reste de l’équipe et on se raconte mutuellement nos parcours, nos sensations de la journée.

Sandrine et Pablo ont aussi emprunté le col de Barège mais en sens inverse du nôtre.

Pour notre part, ce sera 45km avec 3 000 m de dénivelés positifs avalés dans la journée !

Les jambes ont bien répondu, je suis content car j’ai bien géré la journée avec la fatigue.

La nuit fût agitée par la chaleur qui a réveillé tout le monde, suivie de quelques fou-rires.

Dimanche matin, nous prenons la direction du lac d’Aumar.

Cette fois, nous sommes tous ensemble sauf Cyril et Estelle qui font une petite boucle car ils repartiront dès le soir même pour Toulouse.

La rando est tranquille, les paysages magnifiques.

Pablo et Noisette s’attèlent à la cueillette de cèpes qui foisonnent dans les forêts.

3 / 4 kg seront ramassés durant la journée, grâce à Momo qui a l’œil (à savoir pour vos futures cueillettes !).

Lolo et moi écourtons le parcours pour manger une crêpe au refuge tandis que Momo, Pablo et Noisette rentreront par le lac de l’Oulle afin de reconnaitre cette partie du parcours qui sera empruntée lors du retour sur Veille Aure au GRP.

Encore une bonne journée de 20 km sur un rythme plus tranquille, mode Récup’ !

Après avoir englouti des lasagnes maison préparées par les hôtes du refuge (excellentes !!!), et rien que pour nous 5, nous filons au lit.DSC00949.JPG

Lundi matin, après une nuit agitée par les ronflements d’un randonneur, nous finissons la préparation de nos sacs et partons pour la dernière rando-course du week-end. 

Lolo, Momo et moi prendrons le col du Bastan, et ferons une boucle pour revenir.

Pablo et Noisette emprunteront le même col, mais feront un aller retour par le même sentier.

Partis à allure de course, nous franchissons rapidement le col, qui grimpe de façon assez raide .

De l’autre coté, une mauvaise surprise m’attend. La descente est abrupte, à flanc de coteau.

Lolo et Momo partent devant, mais après une glissade, je suis tétanisé par le vertige et la descente me paraît compromise.

Je descendrais tout de même, tant bien que mal …

La descente se fait à vive allure, les chemins sont roulants jusqu’à un parking où nous faisons demi-tour pour un autre sentier de retour.

Mais là, les choses se compliquent…plus nous montons, plus le brouillard est présent.

Après avoir perdu notre chemin dans le brouillard, nous perdons Momo qui testait un autre accès.

Aie ! Avec Lolo, nous nous repérons à l’altitude sur la carte et celle de nos GPS.

Il faut monter encore, si nous voulons retrouver le sentier indiqué.

Après 15 minutes, nous retrouvons Momo (ouf !) puis un sentier qui semble être le bon.

Enfin, nous retrouvons une cabane croisée lors de l’aller, en contrebas.

Il faut encore remonter jusqu’au col de Bastan afin de retrouver le refuge derrière.DSC01039.JPG

Nous décidons de prendre un autre chemin afin d’éviter celui qui m’a causer des soucis à la des cente.

Mais là, patatra, le brouillard est encore de la partie, et c’est une seconde fois que nous perdons notre route !

Nous ne voyons rien à 10 mètres. Nous n’avons rien pour nous aiguiller si ce n’est notre carte, notre GPS et une rivière que nous situons sur la carte.

Au bout de 30 minutes d’allers et retours sur des sentiers qui ne nous semblent pas les bons, j’appelle le refuge pour que Pablo et Noisette ne s‘inquiètent pas. Il est 13h00 et nous devions rentrer pour 12h00.

On décide d’attendre un peu que le brouillard se dissipe.

Et c’est au bout de plusieurs minutes que nous apercevons quelques cimes, puis des sentiers s’ouvrent à nous, et enfin, nous apercevons le col !

Nous sommes sauvés ! 

La montée (raide) se fait à vive allure et nous retrouvons le refuge à toute vitesse !

Après le récit de nos péripéties, un repas frugal (pâtes et confit de canard !), nous reprenons nos lourds sacs à dos et rejoignons le parking de Portet.

C’est le cœur lourd que nous quittons les Pyrénées, contents de ces magnifiques ballades, des efforts accomplis, et rassurés par les sensations ressenties.

En tout, ce sont presque 100 km effectués a travers les montagnes, plus de 6 000 m de dénivelé positif, et des heures de bonheur !

J-12, je me sens prêt, il me reste maintenant à faire du « jus », et être en forme pour faire ces fameux 80 km.

Mais une chose est sure, je crois que malgré les efforts que le GRP va demander, je vais me régaler !


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Toutes les photos ICI

 


Par Marsu - Publié dans : Running - Trail - Communauté : Trail - Course à pied
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