Running - Trail

Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 16:26

 

Après une saison 2011 sous le signe de la montagne et du dénivelé, il est déjà temps de préparer ce que sera 2012.

Bien remit de la pause automnale en Amérique du Sud, les premières courses furent comme l’année précédente, le TNT (Traid Nocturne Trail) et les 10 km d’Arcachon, début décembre.

Sur cette dernière, malgré une bonne crève chopée 3 jours avant le départ, j’ai réussi à grappiller quelques secondes sur mon chrono 2010.

Et en quelques jours, je me suis fixé le gros objectif pour la saison à venir…

Ce sera la CCC (Courmayeur-Champeix-Chamonix), une des courses de l’UTMB qui part donc d’Italie en passant par la Suisse, pour finir en France.

Pour les chiffres de la course, qui aura lieu le 31 août 2012, c’est 98 km pour 5 700m D+.

UTMB.jpg

Aussi, suivra après le Marathon de NY où l’inscription lancée en 2011 m’a été confirmée !!!

Mon rêve de gamin est tout proche !

Reste donc plus qu’à choisir les courses d’entrainement pour emmagasiner les km et le dénivelé.

Après avoir fait le Trail hivernal du Sancy fin janvier où la neige n’était pas au rdv, le calendrier se dessine comme suit :

 

Février : le Trail des Barjots, Gironde : 28 km, 800 m D+

Mars : le Trail du Tumulus, Gironde : 24 km, 500m D+

Avril : Trail des Gypaètes, Hautes-Pyrénées, 32 km, 2100m D+

Mai : Euskal Trail, Pyrénées Atlantiques, 2 X 50 km, 6000 D+

Début Juin : Week-end Trail, Hautes Pyrénées, 61 km (20 km + 11 km + 30 km), 2400m D+

Fin Juin : Trail du Lhéris, Hautes Pyrénées, 50 km, 3000 m D+

Début Juillet : Trail du Bout du Monde, Finistère, 57 km, 2000 D+

Fin juillet : Marathon du Pays Basque, Pyrénées Atlantiques, 42.2 km, 3000m D+

Début Aout : Week-end dans les Pyrénées pour des rando-courses, entrainements intensifs.

Fin Août : CCC, Haute Savoie, 98 km, 5700m D+

Pour finir la saison, Le Marathon de New-York début novembre !

 

NY-MArathon.jpg

 

Encore une année bien chargée, mais qui je suis sûr, me permettra de monter en puissance sur les trails et les ultras.

Avec une idée déjà du gros objectif 2013 : l’UTMB avec ses 160 km et 10 000m D+  !!!

Mais là, on n’y est pas encore, 2012 sera d’abord à gérer…et à digérer…

 


Par Marsu - Publié dans : Running - Trail - Communauté : Trail - Course à pied
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Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 10:05

 

Après des mois d’attente et de préparation, me voici à Veille Aure, accompagné de Maurice.

Nous sommes jeudi 25 août, à J-2 du départ du GRP !DSC01095.JPG

Avant de visiter le gîte, nous rejoignons directement Marc, Patou et Philippe qui sera sur l’ultra, au briefing du 160 km, où une mauvaise nouvelle est tombée.

Leur départ aura lieu le lendemain à 7h00 au lieu de 5h00 et ils ne pourront monter au Pic du Midi, à cause du temps.

Orages, froid, et vent sont prévus pour l’ouverture des festivités du week-end.

Nous apprenons que le même temps est servi dans les Alpes, où a lieu l’UTMB !

Le briefing terminé, nous rentrons et nous installons dans nos chambres.

Le gîte est un appartement, avec 4 chambres, grande cuisine, séjour, 2 salles de bain, et grande terrasse. Nous y serons très bien.

Nous accompagnons Marc à la Pasta Party (pas terrible) et une fois rentrés, je prépare des pâtes pour Sandrine, Pablo et Lolo, qui doivent arriver vers 23h00. Ils vont être affamés !

22h30, tout le monde est là, hormis Cyril et Estelle, de Toulouse, qui arriveront le lendemain.

C’est parti pouDSC01066.JPGr un week-end exceptionnel !  

La nuit fût agitée, puis réveil à 6h00 pour accompagner Marc au départ.

Sur la place, je suis surpris de voir autant de monde !

Pour moi, c’est une répétition générale de ce que nous vivrons le lendemain, pour notre course …

7h00, le départ est donné, c’est quelques 700 ultra-traileurs qui prennent la route pour 160 km !

Une fois tout le monde parti, nous rejoignons l’appart ‘, et prenons le p’tit dej’. Puis petit dodo afin de ne pas être trop fatigué.

L’après midi sera consacré à la préparation des sacs, et là, coup de stress !

Vu le temps et les températures annoncées, les affaires de rechange ne rentreront pas toutes dans mon camelbak … Il est plein et la poche à eau est vide ! Grrrrr….

Du coup, en allant chercher les dossards, je m’achète un autre sac de 20 l. puis une paire de gants à St Lary, ce qui nous permet d’y faire une petite ballade en attendant la pasta party du soir (merci les copains !).

Nous suivons au fil de la journée l’avancée de Marc sur l’ultra, une fusée, il est parti pour faire une belle performance !!!DSC01078.JPG

Cyril et Estelle étant arrivés, nous fignolons les derniers préparatifs, puis nous nous dirigeons vers la Pasta Party.

Une fois repus, il est l’heure d’aller se coucher, du moins, d’essayer de dormir car la nuit sera courte !

03H30 : Le réveil sonne et c’est en fanfare que toute l’équipe s’anime, stressés po ur la plupart.

Cette fois, nous y sommes, le jour J est arrivé, la course tant attendue va commencer !!! 

Nous voici sur la ligne de départ, mon estomac est complètement noué, le stress est visible.

En même temps, je savoure ces moments entre nous tous, où la joie, le stress, l’appréhension se mêlent et nous rend tout « chose ».

Même si je sais que j’ai les ressources physiques pour boucler ces 80km, il subsiste une grande inconnue, comment je vais gérer mentalement la course dans les moments difficiles ?

5H01, le départ est donné dans une petite confusion. C’est parti !

DSC06097

Pas mal de monde sur le bord de la route qui nous mène à Vignec, c’est roulant, l’esprit est sympa, les gens plaisantent, rigolent, tout en courant tranquillement.

Puis la première montée dans les bois, c’est bon, on attaque !!!

Tout va bien jusqu’au col de Portet, le jour se lève, et on peut voir des paysages magnifiques découpés dans la brume matinale et les nuages.

Le temps semble se diriger vers le sec !! Génial ! Mais il fait froid.

En haut du col, je croise Patou, qui nous encourage, puis Christophe, un trailer rencontré au Vignemale. Il abandonne, son genou lui fait défaut ! Dur …

Après le premier ravito au Merlans, direction le col du Bastanet, à partir de maintenant, je connais le parcours.

Au refuge du Bastan, je croise le berger qui nous avait aiguillé pendant notre rando 2 semaines auparavant, on discute 2 minutes, il serait intéressé de faire la course l’année prochaine !DSC01138.JPG

Après le Bastanet, je croise une traileuse blessée, qui attend les secours, accompagnée de randonneurs. Elle sera évacuée par hélicoptère. Ça calme ! 

Puis Artigues et on attaque la montée vers le col de Sencours, première grosse difficulté du t racé !

Les jambes répondent bien, j‘ai la pêche, et une bonne allure. 

Je me laisse aller aux sensations, et la montée du Sencours se fait bien mieux que lors de la reco.

Arrivée au col, drôles de visions : Un mec est allongé de tout son corps sur le sentier et vomit violemment, deux autres sont sur des brancards recouverts de couvertures de survie avec des médecins autour d’eux !

Bref, c’est avec ces images que j’attaque l’ascension du Pic du Midi !

En chemin, je croise Lolo, les traits tirés, puis Cyril et Estelle, et enfin Momo, qui en redescendent.

Au sommet, je fais une pause et en profite pour passer un coup de téléphone à Christian.

Il vient de voir que j’étais au Pic grâce au site où l’on peut suivre les coureurs.

Je suis content, je suis monté en 9h00, j’ai une heure d’avance sur les heures de passages fixées (total en 19h30). Je suis à la moitié du parcours, et tout va bien.

Je croise Pablo et Noisette lors de ma descente tandis qu’ils montent, avec le sourire !DSC01140.JPG

Arrivé à Tournaboup, je commence à sentir la fatigue.  La montée sur Aigue-Cluze et le col de Barège est difficile, longue, éprouvante. Je suis à plus 14h00 de course. Maintenant c’est de la descente vers le lac de L’oulle .

Les jambes tirent, l’envie de vomir est de plus en plus présente avec les efforts, mon dos est en compote, les pieds sont enflés et je sens les ampoules dès que je tape sur des cailloux.

La remontée vers le col de Portet via le ravito des Merlans est longue et fastidieuse. Je sens que je suis très fatigué.

Arrivé au Merlans, après m’être réchauffé et ravitaillé, on me dit qu’il ne faut plus que 2 heures pour aller au col de Portet puis redescendre sur Veille Aure.

J’en suis à 15h45 de course + 2 = 17h45, YES, je peux finir en moins de 18h00 !!!

Sans dire au revoir, j’enfile mon sac et je repars comme un sauvage pour explorer mon chrono !

Au col de Portet, la nuit et un brouillard à couper au couteau me tombent dessus.

Je ne vois plus les balises ! Avec une traileuse belge, on se perd  puis nous sommes guidés par un groupe devant nous. Ouf ! Mais j’ai perdu de précieuses minutes.

On descend tous les 5 ensembles, puis je pars devant, je n’ai qu’une chose en tête : moins de 18h00 !!!!

Je perds un temps fou pour avancer, on ne voit rien, j’y vais à tâtons avec les bâtons.

A quelques kilomètres de l’arrivée, je tombe sur une traileuse du 160 km, qui avance seule dans le noir, elle a oublié sa frontale de rechange et celle-ci n’a plus de piles, elle est épuisé, en a marre.

Je décide donc de l’aider, et de finir avec elle, pour lui éclairer le chemin.

Nous terminerons ensemble.DSC01127.JPG

A l’approche de Veille-Aure, j’envoie un baiser vers le ciel, pour celle qui m’aura accompagné durant toute la course, dans mon cœur, cette arrivée est pour ma mère !

J’ai les larmes aux yeux ! J’y suis arrivé, au bout de la rue bordée de supporters, les lumières de la place de Veille Aure où l’on peut apercevoir l’arche bleue !

Il est 23h06 : je franchis l’arrivée, j’ai réussi ! Je suis heureux… J’ai mit 18h06 !!! Dommage pour les 6 minutes …

Lolo, Momo et Philippe sont là, heureux eux aussi !

On se retrouve et on se raconte nos courses, encore excités par la journée vécue.

Lolo a fini en 14h48, Momo en 16h42 et Philippe boucle son premier ultra en 39h00.

Tout le monde a cartonné.

Pablo et Noisette finiront en 19h22, superbe !

C’est en pleine crise d’hypothermie que je rentre à l’appart’ me doucher.

A 01h00, tout le monde est rentré, heureux mais très fatigué ! Nous sommes tous finishers !

C’est satisfait mais un peu déboussolés que nous allons nous coucher.

Le lendemain, une surprise de taille m’attend au petit dej’.

DSC01141.JPGAlors que la veille au soir, après notre arrivée, j’avais vu Estelle s’affairer dans la cuisine et batailler avec le four, voilà que je la vois entrer dans la pièce avec un gâteau accompagné de bougies !

Aux chants des copains pour mon anniversaire, viennent se greffer des présents devant moi.

C’est avec beaucoup d’émotion que je souffle les bougies. Quelle surprise !

Je suis remué par toutes ces émotions vécues en 24h00 …

À 12h00, nous partons, en boitillant un peu quand même, à la remise des prix, suivie d’un buffet gargantuesque offert par l’organisation.

Une fois les ventres bien remplis, nous rangeons nos affaires et nettoyons l’appartement avant de reprendre la route.

C’est le cœur lourd, mais heureux de la tache accomplie que nous nous séparons.

Nous sommes tous fiers de nous, et des résultats des uns et des autres !

Aujourd’hui, après quelques jours de « digestion » de la course et de « blues », je suis fier et heureux de m’être lancé dans cette aventure.

Le challenge était de taille, le défi important.

J’ai vu que j’avais les conditions physiques pour ce genre d’épreuve, mais surtout le mental.

Pas une fois, malgré la fatigue, l’abandon ne m’est venu à l’esprit, et ça, c’était ma crainte.

Je sais maintenant de quoi je suis capable, et c’est avec confiance que je regarde d’ores et déjà les grosses courses pour l’année prochaine, en espérant revivre la même aventure humaine avec les copains, sans qui je ne serais arrivé à mes fins !!!

Merci à vous les copains  !

 

DSC01142.JPG

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Par Marsu - Publié dans : Running - Trail - Communauté : Trail - Course à pied
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Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 21:27

 

Nous voici le week-end du 15 Août, et les valises sont prêtes pour partir 3 jours au Refuge du Bastan avec Laurent, Fred, Sandrine, Cyril de Toulouse et son Estelle.

Objectif : faire du dénivelé, reconnaître des parties du GRP, évaluer les efforts à fournir pour mieux gérer la longueur de la course. 

Vendredi 12 Août, arrivés en fin d’après midi sur le parking du col de Portet, au dessus de Veille-Aure, nous prenons le sentier du refuge armés de nos lourds sacs à dos.DSC00869.JPG

Nous sommes déjà sur le parcours et mon cœur bat la chamade en m’imaginant au même endroit dans 2 semaines.

Parvenus au refuge en 1h30, le dos en compote, on s’installe et nous affairons sur les cartes afin de finaliser le parcours du lendemain.

Le week-end va se découper en 1 grande rando-course le samedi, une rando de recup’ le dimanche, et une petite rando-course le lundi.

Le refuge est sympa, les chambres ( 2 de 8 personnes ) se trouvent au dessus de la salle à manger, la douche est à l’extérieur ( eau froide s’il vous plait, 10 ° maxi ! ).

Après un repas frugal (spaghettis carbonara aux cèpes), tout le monde se met au lit pour être en forme demain.

Pour ma part, la nuit fut longue car le sommeil ne voulait pas venir, mon esprit ensorcelé par ce GRP !

Samedi matin, 8h00, nous partons tous ensembles vers le col de Bastanet.

Là, Pablo, Sandrine et Estelle feront une boucle sur le pic de Bastan, Lolo, Momo, Cyril et moi partons vers le col de Sencours, si le temps le permet (objectif ambitieux).

Lolo et Momo filent devant, je reste avec Cyril, sur une allure plus modérée.

Nous décidons qu’au bout de 4h00, nous ferons demi-tour car le dénivelé sera plus important en revenant.

Nous empruntons exactement le même parcours que le GRP, en suivant le GR10.

 C’est superbe, des lacs, des vues splendides, de grandes vallées, bref, un pur régal.DSC00887.JPG

Après Artigues, proche du Col de Sencours, nous retrouvons Lolo et Momo.

Du coup, on décide de rester avec eux, et de faire la boucle jusqu’à Tournaboup, puis le col de Barège, pour revenir au refuge en passant près du lac de l’Oulle.

La pluie nous accompagnera une partie du retour.

De retour vers 19h00 au refuge, nous retrouvons le reste de l’équipe et on se raconte mutuellement nos parcours, nos sensations de la journée.

Sandrine et Pablo ont aussi emprunté le col de Barège mais en sens inverse du nôtre.

Pour notre part, ce sera 45km avec 3 000 m de dénivelés positifs avalés dans la journée !

Les jambes ont bien répondu, je suis content car j’ai bien géré la journée avec la fatigue.

La nuit fût agitée par la chaleur qui a réveillé tout le monde, suivie de quelques fou-rires.

Dimanche matin, nous prenons la direction du lac d’Aumar.

Cette fois, nous sommes tous ensemble sauf Cyril et Estelle qui font une petite boucle car ils repartiront dès le soir même pour Toulouse.

La rando est tranquille, les paysages magnifiques.

Pablo et Noisette s’attèlent à la cueillette de cèpes qui foisonnent dans les forêts.

3 / 4 kg seront ramassés durant la journée, grâce à Momo qui a l’œil (à savoir pour vos futures cueillettes !).

Lolo et moi écourtons le parcours pour manger une crêpe au refuge tandis que Momo, Pablo et Noisette rentreront par le lac de l’Oulle afin de reconnaitre cette partie du parcours qui sera empruntée lors du retour sur Veille Aure au GRP.

Encore une bonne journée de 20 km sur un rythme plus tranquille, mode Récup’ !

Après avoir englouti des lasagnes maison préparées par les hôtes du refuge (excellentes !!!), et rien que pour nous 5, nous filons au lit.DSC00949.JPG

Lundi matin, après une nuit agitée par les ronflements d’un randonneur, nous finissons la préparation de nos sacs et partons pour la dernière rando-course du week-end. 

Lolo, Momo et moi prendrons le col du Bastan, et ferons une boucle pour revenir.

Pablo et Noisette emprunteront le même col, mais feront un aller retour par le même sentier.

Partis à allure de course, nous franchissons rapidement le col, qui grimpe de façon assez raide .

De l’autre coté, une mauvaise surprise m’attend. La descente est abrupte, à flanc de coteau.

Lolo et Momo partent devant, mais après une glissade, je suis tétanisé par le vertige et la descente me paraît compromise.

Je descendrais tout de même, tant bien que mal …

La descente se fait à vive allure, les chemins sont roulants jusqu’à un parking où nous faisons demi-tour pour un autre sentier de retour.

Mais là, les choses se compliquent…plus nous montons, plus le brouillard est présent.

Après avoir perdu notre chemin dans le brouillard, nous perdons Momo qui testait un autre accès.

Aie ! Avec Lolo, nous nous repérons à l’altitude sur la carte et celle de nos GPS.

Il faut monter encore, si nous voulons retrouver le sentier indiqué.

Après 15 minutes, nous retrouvons Momo (ouf !) puis un sentier qui semble être le bon.

Enfin, nous retrouvons une cabane croisée lors de l’aller, en contrebas.

Il faut encore remonter jusqu’au col de Bastan afin de retrouver le refuge derrière.DSC01039.JPG

Nous décidons de prendre un autre chemin afin d’éviter celui qui m’a causer des soucis à la des cente.

Mais là, patatra, le brouillard est encore de la partie, et c’est une seconde fois que nous perdons notre route !

Nous ne voyons rien à 10 mètres. Nous n’avons rien pour nous aiguiller si ce n’est notre carte, notre GPS et une rivière que nous situons sur la carte.

Au bout de 30 minutes d’allers et retours sur des sentiers qui ne nous semblent pas les bons, j’appelle le refuge pour que Pablo et Noisette ne s‘inquiètent pas. Il est 13h00 et nous devions rentrer pour 12h00.

On décide d’attendre un peu que le brouillard se dissipe.

Et c’est au bout de plusieurs minutes que nous apercevons quelques cimes, puis des sentiers s’ouvrent à nous, et enfin, nous apercevons le col !

Nous sommes sauvés ! 

La montée (raide) se fait à vive allure et nous retrouvons le refuge à toute vitesse !

Après le récit de nos péripéties, un repas frugal (pâtes et confit de canard !), nous reprenons nos lourds sacs à dos et rejoignons le parking de Portet.

C’est le cœur lourd que nous quittons les Pyrénées, contents de ces magnifiques ballades, des efforts accomplis, et rassurés par les sensations ressenties.

En tout, ce sont presque 100 km effectués a travers les montagnes, plus de 6 000 m de dénivelé positif, et des heures de bonheur !

J-12, je me sens prêt, il me reste maintenant à faire du « jus », et être en forme pour faire ces fameux 80 km.

Mais une chose est sure, je crois que malgré les efforts que le GRP va demander, je vais me régaler !


 DSC00961

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Par Marsu - Publié dans : Running - Trail - Communauté : Trail - Course à pied
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Mercredi 3 août 2011 3 03 /08 /Août /2011 11:47

 

Voilà la dernière ligne droite avant le Grand RDV de l'année !

Un peu plus de 3 semaines, et je serai sur la ligne de départ du GRP.

En attendant, je commence a "bucher" sur le parcours.

Le superbe RoadBook reçu, j'ai de quoi me pencher sur la course ainsi que la manière dont je vais gerer mes temps d'efforts et des pauses.

Je pars sur une base de 20h00 de course ( arrivée vers 01h00 du mat' sur Veille Aure)

Voilà ce que ça donnerait ( estimaton via le site SoftRun ) :

 

  GRP-SoftRun-copie-1.jpg

 

C'est une première estimation, Il faut que je regarde mieux le Roadbook et j'ajusterai ...

Je commence aussi à prévoir mon "packetage"...

Quoi prendre à manger ? Quelles rechanges ? limiter la charge car mon Camelbak n'a qu'une contenance de 10 l, et ça m'étonnerait que j'arrive a tout mettre dedans... Va falloir que je m'organise !

Bref, je sens que ces 3 prochaines semaines vont être consacrées à la préparation .

Mon esprit commence à être pleinement occupé à la course.

J'ai hâte même si mon coeur s'accèlere quand je fais le décompte dans la tête ...

 

Profil-GRP-copie-1.jpg

Par Marsu - Publié dans : Running - Trail - Communauté : Trail - Course à pied
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Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 21:25

 

Ça c’est une course atypique : 46 km annoncés pour 2 000 m de D+, et le sommet, du nom de la course,  à 3 035 m d’altitude !

10 jours avant, on m’apprend que pour le départ, nous serons équipés  d’un mousqueton et d’ une corde pour passer certains passages « délicats ». Gloups !  

Un peu inquiet par les tours que peuvent me jouer mon vertige, je prends contact avec l’organisation afin d’en savoir plus.

Là, on me dit carrément de ne pas y participer si j’ai le vertige…  Ça, c’est dit !

Durant la semaine précédente, je cherche des photos sur ces fameux passages, des infos sur des blogs de personnes ayant fait la course, bref, j’essaye de me rassurer.

Puis, je décide de m’aligner sur le départ et s’il le faut, je rebrousserai chemin si je ne peux vraiment pas passer mais au moins, j’aurais essayé.P1010778.JPG

Arrivé la veille du départ pour dormir dans un camping, le groupe ( composé de Lolo, Noisette, Coachette, Jean-Marc, Pat’, Cyril de Toulouse et Pablo) tergiverse sur la distance et le dénivelé, tandis que pour moi (et Noisette), une seule chose me préoccupe, les fameux passages !

Mais une autre nouvelle dans la semaine nous a tous contrarié, c’est l’absence de Momo, inscrit sur la course, mais dont l’état de santé de son frère malade, prédit le pire pour le week-end.  

C’est donc avec une pensée pour lui et sa famille que nous sommes sur la ligne du départ, en ce 23 juillet à Cauterets.

7h30, c’est parti.

Les premiers kilomètres montent déjà mais nous sommes sur la route, et gardons une allure correcte.

Jusqu’au Pont d’Espagne, nous pouvons courir, à allure de plus en plus modérée.

Puis, nous attaquons les choses sérieuses. Nous débutons une longue montée à travers la forêt, mais sur laquelle certains passages permettent encore de courir, de doubler (ou se faire doubler).

Puis le Lac de Gaube. Les paysages sont magnifiques, il y a de la brume, il fait très frais mais les efforts nous réchauffent !

Je suis avec Cyril, nous surveillons le chrono, il faut arriver au refuge des Oulettes avant les 3 heures, limite de la barrière horaire.

P1010805.JPGPetit à petit la brume se dissipe, le soleil fait son apparition puis soudain, jaillit devant nous, le Petit Vignemale, avec à ses cotés, Pique Longue, et la Pointe Chaussengue. A leur pied, le glacier des Oulettes nous rappelle l’altitude  à laquelle nous sommes !

C’est superbe.

Nous arrivons au refuge en 2h30. La barrière horaire franchie, plus de stress sur le chrono.

Nous attaquons la montée vers la Hourquette d’Ossoue, et les pentes sont raides, caillouteuses.

On aperçoit les coureurs qui montent  sur la crête du Petit Vignemale jusqu'à son sommet. La descente se fera par le même endroit.

Mais les côtes se raidissent de plus en plus, l’effort est plus violent et avec l’altitude, le rythme décroit considérablement.

Sur la dernière montée jusqu’au sommet, la plus difficile, je croise Nath’ puis Pablo qui descendent.

Les pentes ne sont que cailloux que glissent sous les pieds, c’est un paysage aride dans lequel nous évoluons.

Je commence à grandement peiner, le sommet me parait inaccessible !

J’arrive au sommet en 4h30 ! Je suis complètement cuit !!! Voilà, j’y suis à ces fameux 3 035 m !!!

Le paysage est somptueux : d’un coté (d’où nous arrivons,) une mer de nuages avec les cimes des montagnes qui sont dégagées. On peut même apercevoir le Pic de Midi d’Ossau et de l’autre coté, c’est complètement dégagé et c’est le Cirque de Gavarnie qui s’offre à nos yeux !IMGP8709.JPG

J’en ai les frissons … 

Mais il faut déjà redescendre, la course continue et l’altitude me donne mal à la tête. 

Un hélicoptère passe à 20 mètres au dessus de nos têtes, pour foncer sur le refuge de Baysselance, où il y a le prochain ravitaillement en eau. C’est impressionnant.

Arrivé au refuge, après une descente qui m’a paru une éternité, j’aperçois au loin le fameux passage délicat, qui monte vers le col de Labas.

Je vois une corde qui longe un sentier au bord d’une falaise. Cela me parait faisable avec mon vertige, je verrais bien sur place…

Après la traversée d’un névé, m’y voici !

Là, un guide de haute montagne accroche ma corde et mon mousqueton autour de la taille, puis accroche le mousqueton à la corde qui longe le sentier.

Je sens que ça va être un grand moment !!!   

Je pars en regardant devant moi, surtout pas sur le coté où la falaise tombe.

Tout va bien, des petits hauts de cœur lorsque je dois enlever le mousqueton pour le passer aux cordes suivantes.

P1010818.JPGAu bout de presque 1 kilomètre, j’arrive au bout de mes souffrances, j’enlève le mousqueton pour la dernière fois. Ouf, ça c’est fait !

Puis après une rude descente de pierrée, on arrive sur un immense névé qu’il faut descendre sur les fesses.

Drôle de sensations, fesses gelées après la glissade !

Puis le lac d’Estom ! Le parcours devient plus « roulant », et enfin de la terre orne les sentiers.

Je croise Arnaud Bégay, le photographe du WET Pyrénées. Nous marchons ensemble quelques mètres afin de discuter, blaguer un peu.

 Ça fait plaisir de se revoir et ça me fait du bien de croiser un visage sympathique, du coup, ça me rebooste, car la fatigue devient pesante. J’arrive sur 6h30 de course ….

Après le lac d’Estom, le parcours est vraiment roulant même si technique, et là, j’essaye de rattraper un peu le retard prit depuis l’ascension du Vignemale.

Je me sens pousser des ailes, je fonce, je croise pas mal de randonneurs qui m’encourage, applaudisse, ça fait un bien fou !

Je redouble quelques coureurs et j’arrive au dernier ravito, à la Fruitière.  Je sais que c’est la dernière descente.  Encore une bonne heure et ce sera bon.

Content malgré la fatigue, je continue à courir, les jambes raides, le dos en vrac, les chevilles se tordant dans tous les sens, les yeux rivés sur le chrono. Je crois que je vais faire les 8 h 00 de course, comme j’avais calculé.IMGP8730.JPG

Après une descente dans la forêt, j’aperçois la route, en contrebas… J’y suis presque, je sais qu’une fois en bas, il restera 2 km de bitume jusqu'à l’arrivée. 

Je suis heureux, je vais y arriver, je vais boucler cette course ... J'ai une pensée pour Momo ...

Je franchis le panneau Cauterets, les gens applaudissent, l’arche d’arrivée est devant moi.

C’est fait, je la franchis en 8h10, pour 38 km environ ! 

Après avoir bu, je reste quelques minutes à tourner en rond, complètement hagard, dans un état second, que je ne connaissais pas. Je me sens tout bizarre, comme « shooté ».

Il me faudra presque 15 minutes avant de vraiment « redescendre ». Je suis heureux !

C’est ma première grosse course de haute montagne, c’était dur, très dur, mais je ressens déjà la satisfaction de l’avoir fait et l’envie d’y retourner.

En même temps, je me dit que je n’ai fait "que" la moitié du GRP.

Et je dois déjà tirer une leçon : les difficultés éprouvées lors de la montée sont certainement dues au fait que je me suis mal alimenté.

Je ne me suis pas vraiment arrêté pour manger tout ce que j’avais prévu. J’aurais du me forcer…Je l'ai payé.

Après s’être tous réunis, douchés et avoir manger, nous repartons directement sur Bordeaux.

Dans la voiture, je repense à ma course, et je sens qu’une partie de moi est encore là-haut, sur les sentiers, les côtes, le sommet.

Je me rends compte combien le GRP sera difficile dans un mois, mais je sens aussi monter la hâte d’y être.

Je sais maintenant quelle incroyable aventure je vivrais, avec toutes ces émotions que j’ai palpé aujourd’hui…

 

Reportage photo d'Arnaud Bégay  ( Merci Arnaud ) .  Son site  ICI

 

 

 

Par Marsu - Publié dans : Running - Trail - Communauté : Trail - Course à pied
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